5 à 7 avec Gaëlle Constantini




Paulette s’est rendue ce week-end au salon Who’s Next, à Paris, qui défend la jeune création. Elle a été heureuse d’y retrouver Gaëlle Constantini, une jeune créatrice de 24 ans et lauréate du concours Jeunes Talents de l’édition 2010. Nous l’avions déjà repérée il y a quelques mois sur un autre salon (Take Me Out) et étions donc impatientes de se faire un petit 5 à 7 en sa compagnie.
Paulette : Comment as-tu débuté ? Quel est ton parcours ?
Gaëlle Constantini : Depuis toute petite je fais de la couture. Cela a commencé avec mes peluches et les ourlets de pantalon de mon papa ! Puis j’ai fait une formation de styliste-modéliste et commencé à réaliser des costumes de théâtre et pour le Cirque d’hiver. En 2009, j’ai décidé de lancer ma marque.
Paulette : Quel est l’ADN de ta marque ?
Gaëlle : Mes créations s’adressent à une femme indépendante et généreuse, qui cherche des vêtements originaux. Je la situe entre 25 et 35 ans, elle cherche une alternative à la tendance. Mes créations sont aussi éthiques. Je suis originaire d’un petit village espagnol, très préservé, ou aucune nouvelle construction n’est autorisée. Cette idée de conservation transparaît dans mes créations, car chaque pièce est un vêtement vintage. J’aime l’idée de réutiliser, de redonner une seconde vie à des vêtements, tout cela dans un souci écologique : ne pas ajouter à la surproduction de masse ambiante et bien sûr, le plaisir de proposer des pièces uniques.
Paulette : Quelles sont tes inspirations ? Ton processus de création ?
Gaëlle : Je travaille beaucoup à l’instinct et à la sensibilité. Je commence par chiner des vêtements vintage. Là, mon choix s’effectue sur des critères sensibles : une matière, une intuition au contact d’un vêtement, un détail, une couleur. Je pose chaque vêtement sur mon buste et je l’observe attentivement, afin de trouver la meilleure mise en valeur qu’il puisse offrir au corps féminin. Je chine alors en mercerie de la dentelle, des passementeries, des ornements que j’utilise pour redonner vie au vêtement. En général, je change tous les boutons – je déteste le plastique – j’effectue un vrai travail de recherche de matériaux nobles. J’aime les choses qui durent. Vient ensuite le travail de la coupe. Par exemple, une veste d’homme devient une veste de femme, l’amplitude de la coupe initiale me permet d’avoir l’envergure nécessaire pour recouper. Il est très rare que je fasse des croquis en amont, ils interviennent toujours au cours du processus créatif. Quant à mes inspirations, elles me viennent essentiellement de la haute couture, de la peinture et de la mode ancienne.
Paulette : Pourquoi avoir choisi de mixer le vintage et le contemporain ?
Gaëlle : Tour d’abord dans un souci écologique et éthique. Mais aussi pour l’énergie que l’on trouve dans les pièces vintage, le vécu, l’histoire d’un vêtement qui transmet toujours une sensation particulière. Mais c’est aussi pour les matières qu’on ne retrouve plus aujourd’hui, la nostalgie d’une mode passée.
Paulette : Comment es-tu arrivée au Who’s Next ? Quel est ton objectif en étant représentée ici ?
Gaëlle : J’ai gagné le concours ! Et mon objectif était d’avoir mon stand et de trouver un acheteur pour le Japon. Objectif réalisé hier après-midi ! Je serai prochainement distribuée au Dôme, un concept-store d’Osaka.
Paulette : Quels sont tes projets à présent ?
Gaëlle : Honorer mes commandes et elles sont nombreuses ! Mais surtout le lancement de ma deuxième marque PIMP MY SHOES, une marque de bijoux pour chaussures qui sera présentée sous la forme d’un coffret, contenant 4 à 6 bijoux de différentes couleurs. Ce sont des petits objets à clipper sur les chaussures…
BONUS
Tes 3 icônes

Audrey Hepburn

James Dean

Alexander McQueen
Tes 3 chansons préférées
Mon amie la rose de Françoise Hardy
Paint it black des Rolling Stones
One more cup of coffee de Bob Dylan
3 bonnes adresses à Paris
La Loggia, une épicerie-bar corse géniale rue de la montagne Sainte-Geneviève dans le 5ème
Guerrisol pour les fripes
Cosy, un restaurant de la rue de Cujas dans le 5ème
Tes 3 péchés mignons
La glace à la pistache
Le Baron
Les chaussures
Paulette et Gaëlle Constantini

Aline et Gaëlle
Photos et propos recueillis par Anne-Lise Maillet
Tags: baron, françoise hardy, Gaëlle Constantini, interview, pimp my shoes, salon Who's next, vintage







9 septembre 2010 à 17 h 08 min
Bravo pour ce reportage, ouvert franc et fresh !!!! t surtout qui reflete parfaitement la personnalité de Mlle CONSTANTINI Gaelle !!!
Big Kiss les girly, see u soon …
10 septembre 2010 à 15 h 04 min
j adddoooorrreee …